• PIERRE RIVE Petites Histoires

    Parution octobre 2017

    Titre : Petites Histoires

    Genre : Livre Jeunesse

    Format : 14.8 x 21 cm

    Pages : 64

    ISBN : 978-2-322-08444-9

    Textes et illustrations de l'auteur

    Prix livre papier : 7 euros- à commander sur le site de BoD.

     

     

    Ce livre est un recueil de petites histoires pour la jeunesse. Mis à part un mélange de fables et de poésies, cet ouvrage a aussi un but pédagogique. Des textes que les adultes pourront raconter à leurs enfants, mais aussi pour que les enfants découvrent eux-mêmes l’univers des mots.

     

    Les lecteurs feront la connaissance d’un enfant belliqueux, d’un canard blanc, d’un phoque vaniteux… (Entre 4 et 8 ans.)

     

    Illustration de couverture :

     

    PIERRE RIVE Petites Histoires

     

     

     

    EXTRAIT

     

     

    Il existait en Antarctique un phoque

    Un gros mâle

    Qui disait toujours 

    « Tout va très bien, Madame la Banquise

    Tout va très bien, Madame la Marquise 

    Je vis près du Roi Soleil

    Et je me prélasse dans ses rayons. »

     

    La journée

    Il l’a passait à dormir sur son île

    Non loin de son harem.

    Le soir, il plongeait

    Pour manger des poissons et des crustacés.

     

    C’était le mâle le plus puissant

    De la colonie

    Et il possédait de nombreuses femelles.

     

    Alors

    Il se lissait les moustaches avec suffisance

    Et exhibait son corps en se dressant

    Sur ses nageoires de devant.

     

    Mais le gros phoque

    Etait devenu fainéant.

    Il s’abandonnait au soleil

    Tout en rêvant à ses conquêtes.

     

    Quand un ours blanc

    Mettait ses grosses pattes velues

    Sur son bloc de glace

    Il se glissait dans l’eau

    En lui riant au nez.

     

    Quand une orque

    Montrait sa mâchoire

    Il remontait rapidement

    Sur son iceberg

    En paradant.

     

     

     

    Il existait un phoque

    Un gros mâle

    Qui disait toujours :

    « Tout va très bien, Madame la Banquise

    Tout va très bien madame la Marquise 

    Je suis le seigneur des lieux

    J’ai le monde sous mes nageoires. »

     

    La journée

    Il la passait à dormi

    Et à rêver à son harem.

     

    Elles étaient belles ses femelles

    Et il en était très fier.

     

    Mais un jour le gros phoque

    S’endormit profondément

    Si profondément.

    Qu’il ne vit pas son îlot se déplacer

    Loin de la colonie

    Ni la glace fondre sous son corps.

     

    Il se retrouva

    En pleine mer

    Avec un tout petit lit

    Pour le protéger.

    À peine réveillé

    De grosses dents mordirent sa graisse.

    Le sang se répandit avec profusion dans l’océan.

    Une orque l’avait happé

    Pour en faire son petit déjeuner.

     

    En voyant le spectacle

    Un oiseau dit à un autre oiseau :

     « La fatuité, tu vois où cela peut mener ! »

     

     

     Le phoque vaniteux